Cartographie 2017

Après un an et demi, une deuxième cartographie a été réalisée afin d’étudier les éventuels changements dans la structure du réseau. Le corpus a été enrichi d’une centaine de sites représentant principalement des acteurs liés à de nouvelles propositions d’inscription ou à l’inventaire national ou à la liste Unesco.

Dans cette deuxième visualisation (Figure 2), les quatre groupes peuvent être facilement repérés. Cependant, leur topologie est affectée pour quelques transformations importantes.

1) Organismes nationaux. La configuration interne de ce groupe n’a pas changé. On y retrouve les acteurs liés au ministère de la Culture et de la Communication et notamment la DPRPS (« missionethnologie ») qui garantit la liaison avec le monde de la recherche et le CFPCI qui est en relation avec les acteurs du terrain. Cependant, en haut du graphe, il y a un nouvel acteur qui tisse des connexions avec le groupe des candidatures. C’est Wikipédia qui, à travers les pages dédiées aux éléments de l’inventaire (en particulier ceux inscrits sur la liste de l’Unesco), génère de liens soit avec que les sites des acteurs porteurs des candidatures qui avec les organismes nationaux.

2) Recherche et valorisation. L’élément le plus frappant de cette cartographie est la densité acquise par ce groupe. Les institutions et associations engagées dans l’étude du PCI sont attirées par un noyau central constitué par le Lahic (dont le site web vient d’être refait), la revue Terrain et la revue Ethnographiques.org. On peut également observer l’émergence des ethnopôles tel que le musée de Salagon. La reconfiguration des connexions de ce secteur est aussi due à un rapprochement du monde de la recherche à la DPRPS (« missionethnologie ») qui retrouve un rôle d’autorité et de collant entre les différents groupes d’acteurs.

3) Acteurs de terrain. Le groupe des acteurs du terrain est sûrement le plus stable. Comme en 2015, on y retrouve les associations et institutions liées à l’archivage, notamment du patrimoine occitan et breton. Il est intéressant de noter que le changement d’extension pour les sites bretons (.bzh) ne semble pas avoir eu des effets sur le réseau des hyperliens. La seule nouveauté qui vaut la peine d’observer est le déplacement du cluster associé aux parcs régionaux du groupe des candidatures au groupe des acteurs de terrain. En effet, les parcs (en particulier le parc des Ballons de Vosges) ont été protagonistes dans le passé d’un essai d’inscription à l’inventaire du PCI et d’autres activités de sensibilisation à ce type de patrimoine qui se sont arrêtées en 2016.

4) Candidatures. Comme il est naturel, ce groupe est destiné à grandir dans les années, enrichi par de nouveaux acteurs associés à de nouvelles candidatures, mais aussi aux éléments déjà inscrits à l’inventaire national et à la liste Unesco. Cependant, l’inclusion de nouveaux sites n’a pas touché la structure globale. Les sites liés aux pratiques artisanales, comme les métiers d’art, le compagnonnage et la charpente, ont acquis une nouvelle centralité et se sont rendus autonomes des institutions centrales (« lesartsdecoratifs », « art-et-metiers » etc.). De nouveaux éléments tels que le carnaval de Granville, les fêtes de l’ours en Vallespir et les fêtes de la Saint-Jean ont intégré le réseau.